Tatouages et piercings : la nouvelle réglementation
Entre 2004 et 2006 de nombreux pays comme le Canada, l’Italie,la Suisse ou les Pays-Bas ont adopté une nouvelle réglementation en matière de tatouages et piercings. Cette année la France s’y est mis elle aussi : Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé a fait établir par décret les conditions règlementaires et sanitaires auxquelles les tatoueurs et pierceurs devront se soumettre. Ils doivent tout d’abord se déclarer à la Préfecture. Il doivent aussi suivre une formation de base « aux conditions d’hygiène et de salubrité » qui dure environ 20 heures.
Les tiges utilisées ne doivent pas être en nickel, qui est très allergisant, et tous les instruments doivent être à usage unique, ouverts devant vous ou stérilisés. Le pierceur ou le tatoueur doivent porter des gants à usage unique. La salle de perçage ou de tatouage doit être séparée du reste pour plus d’hygiène, tout comme le stockage des déchets.
Une plaquette d’information sur les risques doit être affichée dans chaque boutique.
Depuis fin juillet 2008 les tatoueurs disposent d’une fiche réalisée par les autorités sanitaires qui permet de déclarer les effets indésirables faisant suite à un tatouage. La nouvelle réglementation détermine les encres autorisées afin d’éviter les réactions de rejet de la peau, ainsi que la matière des bijoux qui doivent être conforment aux normes applicables à l’ensemble des cosmétiques.
Les risques encourus sont la transmission d’hépatite ou du sida avec des instruments mal stérilisés, mais aussi un risque d’infection : il faut nettoyer régulièrement son piercing et éviter de trop le manipuler.
Le décret rappelle également l’interdiction des tatouages et piercings sur les mineurs sans l’autorisation écrite des parents ou tuteur légal.
En cas d’infraction à cette nouvelle réglementation, le décret prévoie une amende de 1500 euros, renforcée en cas de récidive.
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